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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 10:51

Eh oui, ça me prend un lundi matin comme-ça...

" etes-vous adhérent d'un parti politique ? Si oui, pourquoi, si non, pourquoi ?" 

En quelques lignes, surtout sans réciter l'argumentaire pré-établi
Je ne suis pas des RG et préfère meme des réponses anonymes
C'est juste pour nourrir ma propre réflexion ...et peut-etre la votre !!!


Merci

Nicole

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commentaires

actarus51 12/09/2008 10:36

Bonjour Nicole,
 
A partir du moment où l’on s’intéresse à la vie publique, où l’on développe certaines convictions, l’engagement au sein d’un parti politique est nécessaire pour faire avancer ses idées.
 
J’ai 10 ans de militantisme au PS derrière moi. Je me suis battu pour mes convictions centrées autour de l’idée d’une France solidaire et performante dans une Europe politique forte. Concrètement, au-delà des soirées « collage d’affiches », cela se traduit aussi par des réunions de débat, des amendements sur des contributions lors de congrès, etc…
 
Mes meilleurs souvenirs sont le IIIe congrès du M.J.S en février 1998 à Toulon, sur les terres du F.N, dans une atmosphère particulière… et bien-sûr les campagnes électorales à Reims.
En 1997, quand Chirac a dissous l’assemblée, ce fut un choc : nous n’étions pas préparé ; néanmoins, la très bonne campagne de Jospin pour les présidentielles de 1995 a servi de base à cette campagne éclair, pour laquelle j’ai arrêté mes études (de toutes façon j’avais déjà la licence  qui me permettait de passer le concours que je voulais, et ma maîtrise sur la campagne électorale de François Mitterrand en 1965 restera à jamais inachevée…) ; je me suis occupé de la permanence électorale d’Adeline HAZAN, et des réponses au courrier des électeurs. La victoire fut une grande joie, évidemment, même si localement nous avions perdu (il faut dire que dans la Marne, 6 députés sur 6 sont à droite…)
L’avantage de Reims, c’est que c’est proche de Paris, donc les leaders nationaux passaient souvent pour animer les meetings : à ce moment là, on se rend compte que ces grandes messes  servent d’une part à souder les troupes, et d’autre part à convaincre des électeurs, venus hésitants et qui repartent convaincu.
François Hollande est très, très sympathique, un petit côté Chirac pour la façon de tutoyer tout le monde et de taper sur l’épaule ; Martine Aubry est beaucoup plus cool qu’on pourrait le croire ; Pierre Moscovici est très, très professionnel (petite fiches dans la main avant ses interventions) ; Laurent Fabius est réellement brillant intellectuellement ; Pierre Mauroy incarnation vivante des conquêtes sociales de 1981, est toujours écouté avec respect…
 
En 2001 (municipales), j’étais encore fonctionnaire d’Etat, et mon « patron » militait aussi au PS ; du coup, il avait accepté que je travaille seulement le matin, en posant mes congés tous les après-midi pendant 6 semaines.
Le travail fut harassant, la campagne tendue. Adeline HAZAN a perdu au second tour avec 1 000 voix d’écart. J’étais chargé de la collecte des résultats (il y a 94 bureaux de vote à Reims) et des estimations. En fait, nous savions que tout se jouerait avec la participation ou non des bureaux de votes des quartiers populaires qui avaient peu votés au premier tour. Aussi, dès 15h, quand nous faisions la tournée des bureaux de votes, nous savions que, les chiffres de la participation n’étant pas bon, c’était mort. Néanmoins, on espère toujours, et je me souviens de la tension à partir de 18h00 quand les téléphones sonnaient et que tout le monde scrutait l’écran de mon ordinateur (même France 3) au fur et à mesure que les chiffres se précisaient…
Le soir, à la mairie, nous avions perdu mais 400 militants ont scandé jusqu’à plus de minuit « ce n’est qu’un début, continuons le combat »… il y avait plus de militants de gauche dans l’hôtel de ville que de droite, à se demander qui avait vraiment gagné !
 
Mon pire souvenir reste évidemment le 21 avril 2002, quand nous avons appris, dès 18h20 par la rue de Solférino, que Jospin n’était pas au deuxième tour. D’autant que Lionel Jospin reste pour moi le meilleur premier ministre que la France ait connu depuis longtemps, en termes de rigueur et d’honnêteté intellectuelle. J’ai ressenti à ce moment là une grande injustice, car, un peu comme pour Mendès-France, un bilan honorable ne suffit pas. La politique, surtout avec les médias actuels, comporte une part (trop) prépondérante de communication. Et surtout, pour être élu, il faut faire rêver.
 
Bon, évidemment, à part 1997, j’ai toujours « perdu », mais je suis heureux que mes amis aient conquis la région Champagne-ardenne en 2004 et la ville de Reims cette année.
 
Depuis que je suis arrivé dans le Cantal, je ne milite plus, pour deux raisons :
- d’abord je n’ai plus le temps, ayant une vie bien remplie par ailleurs (2 enfants, maison avec travaux…) ;
- ensuite, étant maintenant fonctionnaire territorial, je considère comme malsain de militer localement. Je travaille au service de la collectivité qui m’emploie, et donc de nos concitoyens, tous nos concitoyens. Un élu, quel qu’il soit, représente le peuple et doit pouvoir compter sur son administration, impartiale, pour exécuter ses décisions.
 
Evidemment, mes convictions sont toujours là, et je m’intéresse toujours de prêt à la politique (nationale s’entend). Quand je vois le détricotage de l’idée d’Europe, la casse sociale éhontée au profit des plus favorisés, l’abaissement de la voix de la France sur la scène internationale, je sais qu’un jour, même à la modeste place de militant, je reprendrai le collier, pour participer au renouveau du pays.
 
Vivement 2012…
 
La politique, çà ne se quitte jamais vraiment. Mais ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre, non ??
 
Amicalement,
 
Actarus
 
 
 

12/09/2008 13:34


Bravo! je viens de voir votre commentaire après avoir publié ma bafouille sur le foot et la politique, où je me suis payé un petit 1:4 heure "déjanté".
Je trouve votre témoignage très interessant tant dans les raisons de votre engagement que dans les modalités et la réserve que vous appliquez à présent de par vos fonctions.

Effectivement, je crois qu'on la politique dans le sang, comme un virus : à vie . Il y a des poussées par moments et d'autres moments de repli, reflexion ou doute.
Je crois qu'on avance aussi comme ça dans la vie.

En tous cas, c'est honnete et courageux de vous raconter ainsi.

Je plaisante souvent en disant : je ne suis pas de gauche mais je suis mal-a droite!"
Le PS semble comprendre enfin que Social et Economie ne sont pas incompatibles mais necessairement complémentaires.
Strauss-Khan en a été le 1er porte-parole et , je pense aurait été meilleur que MmE Royal. Ce n'est peut-etre pas innocent si on lui a proposé un super poste ailleurs pour qu'il dégage le
terrain...
Je suis-centre-droite dans mes convictions car je pense que c'est en maitrisant l'économie de marché qu'on peut etre solidaire et non en la niant.
Le raisonnement à présent doit etre au niveau mondial . Les rapports de force inter continents existeront toujours mais nous sommes tous, avec la mondialisation, inter-dépendants ( en
terme de population, de ressources et de consommation)
L'égalité est une hérésie, je préfère l'équité  : la solidarité doit fonctionner mais active.

Le cantal est un peu le "tiers-monde " de la France ( ouh là , je suis gonflée de dire  ça)
Je veux simplement dire que nous avons c'est vrai plus besoin que d'autres  de la solidarité nationale, mais cette solidarité ( aides, subventions, services) doit etre un levier d'accès à
l'autonomie et l'évolution et non une perfusion pour entretenir un coma!!!
Je ne vais pas faire comme Mme Royal qui dit "aimez-vous les uns les autres", je préfère , du meme auteur : aide -toi, le ciel t'aidera.

 Très cordialement, honorable militant PS

Nicole 


juju 09/09/2008 19:53

slt, Oui je suis adhérent pour le parti de la majorité présidentiel! Pourquoi? Pour être au courant sur l'actualité  (car les médias..) , connaitre du monde, participer à des élections (législatives et présidentiel), des moments fort, une équipe soudé pour une victoire (même si cela était une défaite)...  Vraiment je ne regrette pas ni hier, ni aujurd'hui à ce jour.Pour certains qui hésitent  je leur dit "Ecouter vous êtes adhérent, mais libre, personne ne viendra vous chercher dans votre lit pour soutenir le ou la candidate du parti ou pour être à une réunion" Vous étes aussi libre d'aller chez le voisin politque (sauf si vous étes un élu !)

r 12/09/2008 14:41


Merci Juju . Vos raisons de vous engager sont très louables dans les idées.
Dans les faits, si le parti auquel vous adhérez fait autant preuve comme vous le dites, d'informations et rassemble du monde dans une ambiance soudée, je découvre et vous dis  : tant
mieux et bravo, sincèrement.

Cependant , etre adhérent "multicartes" ou se ballader chez les voisins , me semble un jeu dangereux.
Ok , au début pour cnnaitre et choisir son camp en connaissance de cause. Jel 'ai moi-meme fait en  84  : - visite à la permanence du RPR pour infos : une dame imposante et
sévère me dit qu'un militant n'est pas là pour réfléchir mais pour servir., c'est le bureau qui réfléchit..J'ai fui
-visite à l'UDF de l'époque : "ici, on n'a pas de chef et on bosse tous ensemble : super à priori mais au final, un peu "woodstock" : le big bazar
- J'ai ainsi atterri chez Démocratie Libérale, le 3ème parti de droite : j'ai rencontré par hasard Madelin et sa vision trop libérale de l'économie m'a cependant plu par son esprit "méritocratie":
t'as rien sans rien, si tu reçois, tu donnes... Problème: j'étais la seule adhérente du Cantal ! Raté .
 L'Union de la droite aurait pu me sauver : UEM puis UMP; j'ai adhéré de suite à fond mais hélas, c'est vite devenu un RPR-bis et donc retour à la case départ. 

Mes convictions n'ont pas changé, j'ai bien ma carte au Parti Radical et ses valeurs humanistes et laiques me conviennent . 
Je ne suis plus à l'UMP : je précise que depuis cette année, on peut etre radical et non UMP, donc indépendant.
Je suis le travail de notre "patron" J.L.Borloo qui fait , je trouve , du bon boulot, meme si c'est pas vendeur sur le plan médiatique et c'est d'ailleurs ce que j'apprécie.
J'ai parfois envie de relancer la machine pour faire vivre le parti  local mais le temps me manque; de plus,je suis lassée des rapports de force  (avec les voisins comme vous dites)et je
déteste les conflits (surtout larvés) .
Alors un jour prochain , peut-etre , après une cure de vitamines ou  alors si un bon leader apparait....je le suivrai peut-etre

A bientot
Nicole


Lightman 08/09/2008 16:13

Non... Avoir sa carte d'un parti politique, je trouve que ça fait très XIXème siècle, très lutte des classes. En France en tous cas... C'est en même temps quelque chose de très partisan, et qui revêt une certaine forme de violence, je trouve.Prendre la carte d'un parti politique, c'est sans doute la dernière chose que je ferai. Tout comme prendre la carte d'un club de supporters d'un club de foot...De ce genre de foule émane rarement le sens de la mesure, l'objectivité, l'humanisme et l'intelligence. Et la plupart des actions sont stériles (aussi bien agiter des banderolles dans un stade pour vilipender ses adversaires, que de coller des affiches pendant la campagne à 3h du matin par dessus celles de l'adversaire)....Voilà :-)

08/09/2008 16:31


Je suis d'accord avec toi sur le principe.
J'ai la carte d'un parti (le parti radical) car meme si je déteste le coté "écurie à candidat" et "pensée unique imposée", je trouvais intéressant la dynamique de groupe pour apprendre sur des
sujets citoyens, sur la gestion de la vie publique...

La politique ( organisation de la vie publique) m'interesse. Je n'ai pas le temps de lire des tonnes de bouquins (souvent contradictoires) et je comptais sur le parti pour amener cette
information. J'ai choisi le plus cool (humaniste et laique) et loIn s'en faut, le plus fort !!!....

Mais j'avoue etre déçue car , hors élections, c'est mort, et si élections il y a,on devient le fan obligé d'un candidat issu d'une démocratie interne -de façade. 
On a meme les dégats collatéraux d'etre étiqueté adversaire de ceux qui ne sont pas fans du meme "show-man".( alors qu'on les aime bien parfois aussi)

Alors, oui, je me pose des questions sachant aussi que la reflexion et l'action indépendante ne vaut que par la force du groupe , pour etre acteur efficace
Vouloir agir au nom de ses idées sur la vie publique ...tout seul...c'est pas possible

So what ???