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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 19:59
 Je ne suis pas économiste et regarde la crise économique mondiale comme une èspèce d'Ouragan " subprime" déferlant des USA et causant des dégats partout sur la planète.
Il est à la fois difficile pour le citoyen moyen de se mettre à l'abri comme d'etre acteur d'une quelconque solution.

Il y a les spéculateurs avertis pour qui cest un jeu de monopoly en "live" . Il y a les conseillers -non- payeurs qui ont un boulot de titan et font virevolter les valeurs boursières des entreprises, mais bien à l'abri de parachutes dorés.

Et il y a ceux qui comme moi , ne sont pas des pro de la finance, ont quelques sous à la banque , mis de coté au fil des années pour plus tard et pour ses gosses et qui commencent à douter de la sécurité des banques, assurances et autres. Tout cela est assez virtuel finalement.

Au delà du coté matérialiste pur, cela m'inspire un reflexion plus philosophique ( quoique qu'économique aussi)

Peut-etre par déformation professionnelle, je vois une analogie avec la montée de l'obésité :
tout a grossi dans la vie, en une génération :
- les petits commerces disparaissent au profit des grandes surfaces voire hyper-surfaces
- les petites propriétés agricoles n'existent plus et sont regroupées en Gaec ou grosses propriétés d'au moins 200 ha 
- les petites communes perdent leur autonomie en devenant des commmunautés de communes, des communautés d'agglomération 
- les petites entreprises agro-alimentaires ou autres se rachètent entre elles pour devenir de grands groupes
-les petites maisons de retraite et cliniques se regroupent pour constituer des poles santé ou poles vieillesse
- les banques , assurances...concentrent leurs centres de décision dans les mégapoles

Ce qui semblait etre vertueux , à savoir une mutualisation de moyens, devient à l'extreme vicieux car on aboutit à une dilution des responsabilités.

Quand tout va bien, c'est grace à tout le monde, quand tout va mal, c'est la faute de personne !


Je défends toujours la notion d'équilibre dans tous les domaines de la vie.
Parfois les crises ont du bon, si on en sort et si on sait en tirer des leçons  .

Remettre l'Homme au centre de l'Economie, à savoir, l'Economie au service de l'Homme et non l'inverse.

Cela passe, je pense, par un retour vers des structures, dans tous les domaines , à taille humaine.

La relation humaine, le contact direct d'homme à homme est irremplaçable et indispensable pour lutter contre toutes les formes d'indifférence, de déresponsabilisation, de démotivation

Je ne fais pas de la nostalgie du passé. 
On a justifié toutes ces "prises de poids"  "économiques par des raisons de rentabilité  .
C'est vrai dans de nombreux cas , mais comme d'habitude, poussés à l'extrème , on arrive à des "obésités morbides": c'est LA crise 

L'équilibre est encore une fois au centre : quelques "rondeurs" économiques, pourquoi pas, mais au- delà d'un certain seuil, on risque la pathologie.

Je ressens réellement chez beaucoup de gens une forte envie de relations vraies, saines, directes aussi bien avec son boucher, que son banquier, son maire, ou son infirmière...
Assez, des numéros verts, des boites vocales, des "tapez, 1 tapez * avant d'avoir  quelqu'un à Barcelone pour régler votre souci dassurance , par ex. .

Re- humanisons notre société et on pourra peut-etr envisager de retrouver la confiance plutot que la défiance.

Je crois que le virage s'amorce dans les tetes et si au moins cette crise pouvait permettre de remettre pas mal de choses à plat pour repartir sur de nouvelles bases  ?


A bientot

Nicole

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commentaires

nicole soulenq moissinac 09/12/2008 14:02

Tres intéressant mais ne pas confondre capitalisation des biens et production de richesses ou de valeur ajoutée . En bourse le problème est le décalage entre les valeurs réeelles des sociétés et leur valorisation boursière à cause des spéculations aggravées par des techniques sans aucun lien avec l'éconmie de production réelle: Achats et ventes à terme titrisations de créances qui circulent sans controle ,etc...Tout ça réservé à de gros opérateurs et professionnels sans autre but que le profit, et au détriment  des boursicoteurs comme moi et vous peut etre

Inter'Or 06/12/2008 09:22

Nous sommes à la fin d'une ère économique et financière, cela n’est pas une cause politique mais celle d’un système entre la richesse réellement produite et les produits dérivés de bourses qui ont été créés.Voici une visualisation de chiffres qui détonne parce quelle rapproche le poids du marché des dérivés (abstrait et dématérialisé) de deux grandeurs bien réelles :1. Le PIB mondial, c'est-à-dire la richesse générée par tous les pays de la planète en un an.2. La capitalisation boursière mondiale, c'est-à-dire la valeur de toutes les actions et obligations (d'État et d'entreprises) cotées sur toutes les places, partout dans le monde.La valeur des produits dérivés est 10 fois plus importante que la richesse réelle créée par l'économie mondiale dans sa totalité et plus de 5 fois la valeur des actions et obligations cotées sur les marchés mondiaux.Le volume des marchés de produits dérivés sur les six dernières années a explosé de 500%. Aujourd’hui, nous enregistrons une baisse généralisée des taux d'intérêts des banques centrales, des taux pratiquement jamais atteints, a contrario, une baisse généralisée des matières premières et principalement des métaux, les graphes des programmes informatisés sont tous dans le rouge. Ces programmes dans l'état actuel de la situation financière et économique mondiale sont obsolètes.Couvrir ses positions est une chose, faire des arbitrages en est une autre. Ce qui ne va pas, c'est le rapport démesuré de 1 à 10 entre la richesse réellement produite et les dérivésC'est l'entièreté de notre système économique qui doit être revu et principalement les instruments de bourse qui permettent à des individus ou à des sociétés de pouvoir faires des opérations et des interventions sur des marchés en n'ayant pas le capital nécessaire pour répondre de leurs engagements.http://www.interor.fr">achat or
 

Phalae 30/09/2008 12:19

C'est aussi la meme chose aveec la monnaie unique : plus de francs mais des euros pour avoir une monnaie commune avec les autres pays d'Europe.C'est sur, quand tt va bien, tout le monde est plus fort ensemble mais quand tt va mal, chacun est plus faible... séparemment...